Quoi de neuf ?

Test Raspberry Pi 512 Mo B XBMC Openelec

PCB RaspberryOulà kesako ça !!! On est censé parler de HTPC, de multimédia et de choses sympa pour regarder la HD et il commence par nous présenter un trucmuche bizarre avec un nom imprononçable ! Hé ne partez pas car ce petit circuit de la taille d’une carte de crédit peut faire office de lecteur multimédia compatible avec XBMC. Oui oui ce petit truc. Maintenant reste à savoir si c’est simple à configurer et surtout s’il remplit son rôle une fois tout en place !

Commençons par une petite présentation de la bête. Le Raspberry Pi se présente sous la forme d’un circuit électronique de la taille d’une carte de crédit. Il possède une sortie HDMI, un sortie jack 3.5, 2 ports USB 2, un port RJ45, un port micro USB et un connecteur pour carte SD. Il est livré nu, sans alimentation, sans boitier et sans carte SD.

Ce boitier a été conçu dans le but d’encourager l’apprentissage de la programmation informatique pour une somme modique, environs 40 €. Deux versions existent, mais je vais tester la version B qui est la plus puissante et qui décode nativement le h264, codec majoritairement utilisé dans l’encodage des mkv, mais il sait aussi lire le MPEG2 et le VC-1 (destiné aux Blu-ray)  sous réserve d’acheter la licence d’environ 2 €.

Dans le cadre d’une utilisation multimédia il faut donc prévoir d’acheter le Raspberry Pi B (40 €), un boitier de protection (8 €), une carte SD HC d’au moins 4 Go (6 €). En option il faut prévoir une alimentation électrique avec connecteur micro USB (10 €) et une télécommande Media Center avec connecteur USB IR (15 €).En situation

Une fois la bête reçu il faut l’installer dans le boitier, pas de vis cela se clip simplement. Ensuite on installe la distribution Linux Xbmc de son choix sur la carte SD (cela fera l’objet d’un tuto ne vous inquiétez pas ;-)) et pour le coup je vous conseille grandement la distribution Openelec car c’est à mon avis la meilleure distribution XBMC du marché.

Il ne reste plus qu’à insérer la carte SD dans le Raspberry Pi, on connecte le cable HDMI, on branche l’alimentation et hop le boitier démarre car oui il n y a pas de bouton power, le boitier démarre dés qu’on le branche. Et pour l’éteindre il faut le débrancher électriquement. J’ai une petite astuce à ce sujet, je vous conseille de brancher directement le Raspberry Pi sur un port USB de votre TV pour l’alimenter. Il consomme très peu et l’alimentation fournit par l’USB suffit amplement. Autre avantage le boitier s’allumera et s’éteindra directement avec votre TV.

Dernière chose avant de rentrer dans le vif du sujet, je vous ai dit que la télécommande était optionnelle  car le boitier, via la distribution Openelec, est compatible CEC. C’est à dire que si votre TV est récente vous pouvez directement contrôler le Raspberry avec la télécommande de celle-ci. Je l’ai testé sur 2 TV  (une Panasonic 50GT50 (2012) et une Sony 40W4000 (2008)) et cela a fonctionné dans les deux cas.

Voilà le boitier est branché nous sommes donc parés pour le test.

Interface

Au démarrage du boitier, nous retrouvons l’interface classique de XBMC avec son thème par défaut « Confluence ».

La prise en main est agréable même si on sent quelques lags par moment dû certainement à la puissance limitée du processeur ARM qui anime le Raspberry. D’ailleurs à ce sujet je vous conseille fortement de désactiver le flux rss ou de changer de thème « Confluance » par défaut pour prendre « Quartz » par exemple qui est beaucoup plus épuré et plus « digeste » pour le Raspberry.

Interface Xbmc

A part ça tout habitué de XBMC va retrouver ses marques, on retrouve tous les menus par défaut « Vidéos », « Images », « Musique » ainsi que le menu de configuration « System ». Je vous passe les classiques de configuration de XBMC avec la possibilité d’activer l’autoframerate dans les vidéos mais aussi de choisir la configuration du son de 2.0 à 5.1. Attention toutefois car la bête vous limite en sortie à du DTS ou du Dolby Digital et il ne supporte pas le Passthrough HD, Adieu donc Dolby True-HD et DTS-HD…

Pour le reste on retrouve la possibilité de scanner ses films ou ses fichiers audio pour avoir jaquettes et résumés pour obtenir ainsi une présentation conviviale de sa médiathèque. Attention tout de même car par rapport à un PC le scan peut être long et ralentir fortement le Raspberry.

Concernant la source de vos médias si vous utilisez un disque externe en USB, je vous conseille fortement de prendre un modèle avec alimentation électrique externe ou à défaut d’investir dans un Hub USB alimenté sous réserve de ne pas voir disque dur une fois sous XBMC. Pour ceux qui passent par un NAS ou un serveur, pas de soucis il suffit de connecter le Raspberry Pi au réseau via sa prise RJ45. Pour le Wi-Fi c’est un peu plus complexe car il faut rajouter une clé USB et toutes ne sont pas reconnues nativement par le système. Dernière chose pour ceux qui auraient plusieurs machines tournant sous XBMC en plus du Raspberry Pi, je conseille de centraliser la base de données de XBMC sur leur NAS ou leur serveur cela évitera le laborieux scan du Raspberry Pi et pour ceux qui ne savent pas comment faire ne vous inquiétez pas un guide est en préparation à ce sujet.

Le Raspberry Pi profite de tous les avantages de XBMC, à savoir la possibilité de contrôler tout ça via son smartphone ou sa tablette via l’application idoine. Mais aussi la possibilité de rajouter des plugins pour avoir par exemple accès aux web radios, bandes annonces Allociné ou encore le replay de diverses chaines TV.

Enfin pour les possesseurs de Freebox il y a possibilités de lire les flux TV très facilement même si tout n’est pas parfait  (lag entre les changements de chaines et désynchronisation son/image sur les flux HD).

Multimédia

Nous en arrivons au point essentiel de ce test, la gestion du multimédia et la stabilité du tout.

Pour le test je vais utiliser deux sources, un disque dur externe alimenté de 1 To et mon réseau Gigabit Ethernet.

Comme je vous l’ai déjà dit dans la présentation, la puce ARM embarquée dans ce boitier prends en charge nativement le décodage du h264 et sous forme d’achat de License du VC-1 et MPEG-2.

options xbmc

Donc en lecture les différents divx et mkv de tests sont passés sans soucis, à noter quand même du lag sur certains fichiers avec un gros débit et le côté « laborieux » des fonctions avance et retour rapide pendant la lecture des fichiers.  Par contre la gestion du 24p est plutôt bonne.

Comme tout lecteur 2D le Raspberry lit sans soucis les mkv de type sbs et tnb pour la 3D 1080p.

La prise en charge des différentes langues, sous-titres et chapitre dans les MKV ne pose pas de soucis particuliers.

Les iso DVD ne sont pas reconnus mais si vous possédez la License MPEG-2 vous pourrez directement lire les fichiers Video_TS de la structure d’un DVD.

Ma grande déception reste l’impossibilité de lire les iso Blu-ray. Le film démarre mais saccade toutes les 20 secondes environs. Mais comme pour les fichiers à gros débits je soupçonne plus un problème de mise en cache qu’un problème réel de décodage de la puce. Mais bon en l’état c’est inutilisable, dommage…

Comme je vous l’ai dit le boitier ne supporte pas le Dolby True-HD et le DTS-HD donc si un de vos fichiers a une piste sonore de ce type elle sera automatiquement downmixée en DTS ou en Dolby core.

Concernant la qualité d’image la puce fait le job mais on est quand même bien loin de la qualité d’un bon lecteur ou d’un média center optimisé, les aplats ne sont pas parfait, les ambiances sombres laissent apparaître des défauts de pixellisation  et dans les dégradés (sur un de mes écrans de test Panasonic 50GT50 plamsa) le décodage a tendance à amplifier les effets de solarisation et il y a un léger bruit résiduel ainsi que du jaggies (effet d’escalier) pour couronner le tout. Ce n’est pas forcement gênant pour la grande majorité des utilisateurs mais pour des perfectionnistes cela sera clairement rédhibitoire.

La lecture des fichiers audio est, à ma grande surprise, assez chaotique, à savoir que le Raspberry lit sans soucis les MP3 mais a tendance à se prendre le pieds dans le tapis lors de la lecture des fichiers FLAC. Il les lit mais il a une grande tendance au plantage dés qu’on veux changer de piste ou simplement arrêter la lecture. Plutôt gênant….

Un point intéressant pour les fans d’Apple possesseurs de Ibidule, le boitier supporte bien le Airplay et on peut donc envoyer directement dans la TV les vidéos ou musique de son idevice. Pas mal pour montrer rapidement la vidéo du petit dernier…

Conclusion

Que penser de ce boitier et a t-il sa place dans un salon en tant que lecteur multimédia principale ?

Pour un home-cinéphile clairement la réponse est non. Ce boitier a trop de défauts pour satisfaire le niveau d’exigence des passionnés que nous sommes, que cela soit en terme de stabilité, de gestion du multimédia ou de qualité d’image. Mon HTPC est clairement un cran au-dessus en qualité d’image. De plus l’interface a certaines lourdeurs qui peuvent agacer.

Faut-il l’éviter?

Clairement non, chez moi ce boitier a  trouvé sa place dans la chambre parentale et dans la chambre de mon grand fils car en lecteur secondaire il est à la hauteur. Il permet de se poser tranquillement dans le lit pour regarder une série ou un bon film comique ne nécessitant pas toutes la hargne de l’installation Home-Cinéma du salon. De plus ce boitier étant facilement intégrable (car petit) il remplace avantageusement les interfaces smart TV  (que je trouve laides et sans grand intérêt pour ma part) voir rendre « multimédia » une TV un peu datée dépourvue de fonctionnalités de ce type.

Dans le cadre d’un utilisateur « lambda » il remplira aussi bien son office de lecteur multimédia et l’interface de XBMC séduira la plupart des gens contrairement aux interfaces d’un autre temps des boîtiers de la même gamme de prix.

The following two tabs change content below.
Cedric

Technicien en informatique et réseau. Créateur de sites Web. Fan de cinéma (ha les bons vieux coups de tatane de JCV !). Adore les barbecs/rosé entre amis entre deux séances dans son home-cinéma.

3 Comments to Test Raspberry Pi 512 Mo B XBMC Openelec

  1. Merci pour ce test. Je comprends mieux ce qu’a le raspberry pi dans le ventre et effectivement poir ma part ca place serait parfaite dans la chalbre parentale

  2. Excellente nouvelle sa Merci pour se test

  3. Merci pour cette presentation.
    Bonjour, 2 petites questions :
    – peut-on demarrer le raspberry a distance (sans avoir a le debrancher/rebrancher) vu qu’il ne possede pas de bouton de demarrage
    – comment faites-vous pour que l’heure et la date soient mises a jour automatiquement au demarrage du raspberry (vu qu’il est eteind ‘electriquement’)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*